Le monde à l’endroit – [Ron Rash]

C’est la rentrée littéraire (ou plutôt, c’était) ! C’est la rentrée tout court. Une occasion comme une autre de commencer ce blog.

L’occasion surtout de découvrir des nouveautés en matière littéraire., même si, comme le montre Martin Vindberg sur son blog, le mois de septembre n’est pas le plus propice à de longues heures de lecture sur la plage, ou au coin du feu… Cette année, je n’ai pas eu à choisir par quel roman j’allais commencer, puisque j’ai gagné une nouveauté des Éditions du Seuil pour avoir participé à un de leurs jeux concours (le 1er prix que je gagne de toute ma courte vie, cela mérite d’être signalé !) : le nouveau roman de Ron Rash (ou plutôt sa traduction française), Le monde à l’endroit.

Pour faire court, il s’agit d’un roman initiatique. Le héros, Travis Shelton, 17 ans, découvre la vie à partir de la découverte d’un champ de cannabis. Il se fait attraper par le propriétaire, qui lui inflige une correction dont il se souviendra (i.d. se faire couper le pied). Il quitte sa famille, s’installe chez un ancien prof devenu dealer. Il rencontre des gens tous plus perdus les uns que les autres, découvre les joies de l’amour et les peines de coeur. Il décide de passer un examen en révisant tout seul dans des livres empruntés à la bibliothèque et avec l’aide du prof. Il y parvient. Mais il a la sensation constante que même quand il réussit quelque chose, quelqu’un vient lui imposer un choix de vie. Grandes réflexions sur la liberté individuelle.

La forme du roman est assez classique, avec une alternance de points de vue. Trois figures paternelles règnent sur la vie de Travis : le père, le prof, et le vieux qui lui coupe le pied.

En arrière plan, le narrateur nous plonge dans le passé historique de la famille de Travis (lors de la guerre de Sécession), où l’on découvre des liens (néfastes) entre elle et la famille du prof. Le roman est également l’occasion d’une description « traditionnelle » de l’Amérique profonde, dans les Appalaches, où tout mord, les paysages, les gens, les sentiments. Un perpétuel sentiment de mal-être et d’inadéquation avec le monde.

Le héros, quoique répondant à tous les codes du héros de roman initiatique, est plutôt attachant.

Mais en définitive, je ne suis pas sûre de garder un souvenir impérissable de ce roman, qui semble reprendre un à un des « ingrédients » qui fonctionnent dans ce type de narration. Un sentiment de déjà-vu, en bref. [Sans pour autant être capable de dire où…]

Je n’avais rien lu de Ron Rash, mais de ce que j’en sais, on retrouve ici son univers typique : des paysages désertiques, une nature sauvage, l’homme face à la nature. Ses autres romans sont des polars, je ne suis pas sûre d’avoir envie de les lires… Disons qu’il y a d’autres priorités dans ma liste de « Prochaines lectures ».

Carte d’identité

  • Titre : Le monde à l’endroit
  • Genre : roman
  • Auteur : Ron Rash
  • Date de publication : 23 août 2012
  • Édition : Seuil
  • Nombre de pages : 288
  • Traduction : Isabelle Reinharez

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