Librairie du Québec

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Chaque culture est auréolée d’une dose de clichés folkloriques. Et le Québec ne fait pas exception. Mais un domaine qui reste méconnu du public européen est sans doute sa littérature. Et c’est ce que la Librairie du Québec (à Paris), fondée en 1995, nous fait découvrir. Éclairage sur un lieu et avant tout sur une littérature francophone qui s’affirme.

S’employer à définir une littérature relève souvent du piège. Ainsi prévient Anne-Isabelle Tremblay, libraire à la Librairie du Québec, lorsque je lui demande de fournir un descriptif de celle de nos voisins outre-Atlantique. Toutefois, ce qu’elle transmet tout au long de l’interview me paraît traduire ce qui fait l’attrait actuel de la littérature québécoise. Autrement dit, une littérature contemporaine qui compose à la fois avec les particularités de sa langue, mais aussi avec sa situation géographique qui la rattache à la culture américaine. Une évolution qui s’est effectuée en deux temps.

Dans les années 60-70, les auteurs québécois s’attachent principalement à affirmer leur identité par le biais de la langue. Une revendication qui se traduit dans les textes par une sorte de personnification de celle-ci. A l’image du roman de Réjean Ducharme, L’Hiver de force paru en 1973. Retraçant la dérive de deux amis dont les tribulations font échos au ton beatnik d’ouvrages tels que ceux de Kerouac, l’écriture est sans conteste linguistiquement parlant québécoise. Cependant, depuis ces dernières années, l’affirmation de la littérature québécoise passe aussi par l’acceptation d’un autre aspect de son identité : sa culture nord-américaine. Se retrouvent alors des thématiques très américaines. A l’exemple de celle du road trip comme dans le roman Nikolski de Nicolas Dickner. Paru en 2005 aux éditions Alto, ce livre fait déjà office de classique. En outre, Anne-Isabelle Tremblay explique que « l’écriture de Dickner est imprégnée d’un humour cynique et ses personnages sont assez emblématiques d’une génération désillusionnée, mais éprise de liberté. »

La littérature québécoise atteste aussi, avec une œuvre comme celle d’Éric Plamondon, qu’il est toujours possible d’inventer de nouvelles approches d’écriture. Néanmoins, les réflexions sur la langue ou sur l’écriture ne sont pas ses seules caractéristiques. Les amateurs de la géographie du Québec ne doivent pas être déçu. Surtout ceux que Montréal fascine. La ville demeure l’un des cadres principaux des ouvrages québécois. C’est ce que propose d’ailleurs le nouveau roman de Monique Proulx, Ce qu’il reste de moi. Non seulement celui-ci s’y déroule, mais révèle aussi des éléments sur la fondation de la ville.

Située dans le Ve arrondissement de Paris, la Librairie du Québec donne ainsi accès à cette scène littéraire encore en pleine expansion et dont le dynamisme n’est pas sans séduire. Si vous ne savez quel livre choisir pour vous tenir compagnie en ces temps hivernaux, n’hésitez pas à y faire un tour. Et, surtout, une fois sur place, à demander conseil auprès des libraires qui sauront vous guider avec justesse parmi les différentes œuvres. Et ce en fonction de vos goûts littéraires.

Carte de visite

  • Nom : Librairie du Québec
  • Rue : 30, rue Gay Lussac
  • Code postal : 75005 PARIS
  • Site internet :  www.librairieduquebec.fr

 

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