L’art de l’insulte en littérature – Liste #9

Insulte

  • « Plus criminel que Barrabas / Cornu comme les mauvais anges / Quel Belzébuth es-tu là-bas / Nourri d’immondice et de fange / Nous n’irons pas à tes sabbats / Poisson pourri de Salonique / Long collier des sommeils affreux / D’yeux arrachés à coup de pique / Ta mère fit un pet foireux / Et tu naquis de sa colique / Bourreau de Podolie Amant / Des plaies des ulcères des croûtes / Groin de cochon cul de jument / Tes richesses garde-les toutes / Pour payer tes médicaments. » (« Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople », Apollinaire)
  • « Je vous enculerai et je me ferai sucer, Aurelius le giton et toi, Furius, l’enculé qui, parce que mes petits vers sont licencieux, m’avez accusé de dévergondage. Un poète pieux doit être chaste dans sa personne ; pour ses petits vers, ce n’est pas nécessaire (…) Je vous enculerai et je me ferai sucer. » (« Poésies », Catulle)
  • Je crois bien, n’en déplaise aux dieux, que je ne ferais aucune différence si je sentais la bouche ou le cul d’AEmilius. L’une n’est pas plus propre, l’autre n’est pas plus sale, et même son cul est encore plus propre, et préférable ; car il n’a pas de dents (…) Et celles qui le touchent, qu’en pensons-nous ? Ne sont-elles pas dignes de lécher le cul d’un bourreau malade ? » (Ibid)
  • « Tas de chiennes en rut mangeant des cataplasmes (…) / Syphilitiques, fous, rois, pantins, ventriloques, Qu’est-ce que ça peut faire à la putain Paris, Vos âmes et vos corps, vos poisons et vos loques ? Elle se secouera de vous, hargneux pourris ! » (« L’orgie parisienne », Rimbaud) Lire la suite
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