La Maladie de la mort // Théâtre du Vieux-Colombier

La Maladie de la mort… Le titre choisi par Marguerite Duras pour ce poème en prose est peu engageant, mais pour cause : ce qui y est raconté n’a ni plus ni moins à voir avec la maladie et… la mort (sociale, de l’âme, du désir, de l’amour…). Écrit alors qu’elle traverse une grave crise existentielle et que sa santé est au plus bas (Duras souffre d’une cirrhose et d’une dépression), La Maladie de la mort permettra paradoxalement à l’auteur de retrouver ensuite son énergie créatrice et sa force vitale. Lire la suite

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Nue – [Jean-Philippe Toussaint]

Roman des étudiants #1

NueDire d’elle ce qui jamais ne fut dit d’aucune.

Cette citation de Dante, mise en exergue du dernier roman de Jean-Philippe Toussaint, apparaît comme programmatique du projet d’écriture de l’auteur. Ce court roman s’essaie en effet à cerner, dans une simplicité ambitieuse et à travers un portrait inédit de la femme aimée, rien moins que l’amour, la vie et la mort. Lire la suite

Les grandes blondes – [Jean Echenoz]

Les grandes blondes

Mais de quoi parle ce roman ? De grandes bières ? De grandes cigarettes ? De grands coulis de volailles ? Non, tout simplement de grandes blondes. Mais attention, le concept de « grande blonde » recoupe de multiples réalités, et, sous la direction de Salvador, le producteur de télévision, le roman s’attache à définir avec précision cette catégorie de femmes. Un roman déstabilisant, ironisant et fascinant. Hilarant même, s’il n’était teinté, parfois, d’un peu de mélancolie. Lire la suite

[Cycle Laurent Mauvignier #3] – Loin d’eux

Un dernier Mauvignier pour la route. C’est de loin le moins joyeux de ceux que j’ai lus. Le plus intense aussi. Premier roman, Loin d’eux signe déjà la marque de fabrique de Laurent Mauvignier : une écriture qui s’enroule sur elle-même, qui use de répétitions et de martèlements, mais qui toujours crée un effet de profondeur douloureuse et de vérité. Lire la suite

[Cycle Laurent Mauvignier #2] – Ceux d’à côté

Je poursuis le cycle Mauvignier avec Ceux d’à côté. J’ai fini avec soulagement ce roman que je me suis imposée, par obligation « scolaire ». Autant le dire, ce n’est pas gai (voilà un bel euphémisme). Pour autant, Laurent Mauvignier a un indéniable talent, une plume personnelle et reconnaissable qui donne envie, une fois le livre commencé, de le finir autant que de le refermer sur le champ.  Écriture paradoxale, donc, et beaucoup de désespoir. Lire la suite

[Cycle Laurent Mauvignier #1] – Ce que j’appelle oubli

Je commence (sous la contrainte, je ne m’en cache pas) un « cycle Mauvignier ».

Ce que j’appelle oubli est une claque – une grosse claque pour un petit roman / récit / livre, je ne sais pas quel nom lui donner.  Lire la suite